Times24.info : Alors que le gouvernement a décrété l’état d’urgence, l’opposition appelle à la mobilisation et avance dans l’organisation d’un référendum pour mettre fin au mandat du président.

Etouffé par l’inflation la plus élevée du monde (180,9 % en 2015) et la pénurie d’aliments et de médicaments, le Venezuela est entré dans “une nouvelle étape de confrontation politique”,rapporte le journal espagnol El País. L’appel à un référendum pour ou contre la révocation du président est la priorité de l’opposition. Ce projet est soutenu par une mobilisation citoyenne. “Sous la contrainte du gouvernement, le Conseil national électoral (CNE) exigeait 1 % des inscrits sur les listes électorales (quelque 200 000 électeurs) pour entreprendre la révocation. L’opposition a dépassé ces attentes avec 1,8 million d’adhésions”, explique le quotidien. C’est simplement la première étape du processus. Maduro a déjà sommé son parti de vérifier chacune des signatures auprès du Conseil national électoral, ce qui est illégal d’après les statuts du CNE. L’opposition, qui a qualifié la mesure d’“acte d’intimidation”, a déjà annoncé qu’elle déposerait plainte devant les tribunaux.

La crise, moteur de l’opposition

Le 13 mai, le président Nicolas Maduro a proclamé l’état d’urgence dans le pays. Il entend combattre ainsi les conspirations contre son gouvernement et se protéger face à la possibilité d’un coup d’Etat. Pour l’opposition, c’est une manœuvre pour étouffer la contestation. L’opposition s’est renforcée depuis que Maduro est au pouvoir,“une prouesse inimaginable dans l’ère Chávez” écrit le journal. “La crise a été le moteur. Le pays s’effondre sans que le gouvernement n’apporte de solution. Le gouvernement est incapable de garantir les droits de base : l’accès à l’électricité, à l’eau, aux aliments et au droit à la vie face à la pénurie de médicaments et au dysfonctionnement des hôpitaux”,explique Jesús Chuo Torrealba, l’homme fort de la coalition de l’opposition (MUD).

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