Times24.info : Alors qu’un accord entre le gouvernement et un groupe de soldats mécontent de ses conditions de vie avait été trouvé, certains soldats, estimant que les autorités ne tiennent pas leurs promesses, ont recommencé à bloquer la deuxième ville du pays.

Un responsable de la mutinerie a indiqué à l’agence de presse Reuters que l’entrée à Bouaké, ville ivoirienne d’un demi-million d’habitants, était bloquée.

Auparavant, des coups de feu tirés à l’arme lourde avaient été rapportés alors que les leaders du mouvement de contestation rencontraient des ministres.

Plusieurs négociateurs avaient fait savoir qu’il s’agissait simplement de mutins exprimant leur frustration. Les membres du gouvernement «ne veulent pas payer nos primes. C’est pourquoi nos hommes ont tiré, pour montrer qu’ils n’étaient pas contents», avait déclaré l’un des dirigeants du mouvement de contestation à Reuters, sous couvert d’anonymat. Les discussions avaient repris après la fin des coups de feu.

A Bouaké, où une mutinerie avait éclaté le 6 janvier, avant de se répandre dans plusieurs autres villes ivoiriennes, la négociation se poursuivait le 13 janvier entre un groupe de soldats réclamant de meilleurs salaires, des primes et des logements, et le gouvernement, notamment représenté par le ministre de la Défense Alain-Richard Donwahi. Les discussions avaient débuté dès le 8 janvier et les autorités avaient accepté après plusieurs heures de verser des primes aux militaires mécontents, faisant ainsi retomber la contestation.