Times24.info: Les résultats officiels ne devraient pas être connus avant plusieurs jours. Le dépouillement est en cours après le référendum constitutionnel de ce dimanche, du président Denis Sassou Nguesso. Plusieurs sources indiquent que très peu de Congolais sont allés voter.

Selon l’AFP, aucune file d’attente n’a été constatée dans les différents bureaux de vote visités dans la capitale, à l’exception de celui où a voté le chef de l’État, et ce au moment où il y est passé.

A Pointe-Noire, la capitale économique, un journaliste de l’AFP dit avoir avoir constaté un quart d’heure avant la fermeture du scrutin que les quatre urnes transparentes d’un centre de vote du quartier 120 Mpaka contenaient au total une quarantaine d’enveloppes, avant d’être chassé par des policiers.

De son coté, l’agence Reuters annonce une faible présence des électeurs dans les bureaux de vote. Dans certains quartiers de la capitale, les seuls électeurs étaient des membres des forces de sécurité, selon des témoins cités par Reuters qui rappellent que plusieurs habitants de la capitale ont quitté depuis samedi les quartiers sud de Brazzaville vers d’autres secteurs, par crainte d’éventuelles violences.

D’autres se sont plaints de ne pas avoir reçu de cartes d’électeur. Quelques rares personnes ont été vues tenant des pancartes avec le mot « Non » pour protester contre le vote.

L’opposition congolaise affirme que le référendum constitutionnel organisé hier est un échec.

D’après Guy Romain Kinfoussia, le porte-parole du Front républicain pour le respect constitutionnel et l’alternance démocratique (FROCAD), l’une des coalitions de l’opposition, « le peuple congolais est resté majoritairement à la maison » et le taux de participation est inférieur à 3%. L’opposant cite des experts de l’opposition.

Loin du Congo, plusieurs centaines d’opposants congolais ont manifesté hier à Paris contre l’organisation de ce référendum. La police parisienne estime qu’ils étaient près de 600 à se rassembler pendant plusieurs heures sans incident à proximité de l’ambassade du Congo.

Samedi dernier déjà, ils avaient réuni environ un demi-millier de personnes pour une marche dans le centre de la capitale française. Ils ont été recus la veille vendredi à l’Organisation internationale de la Francophonie, basée à Paris.

Une délégation doit s’entretenir cet après-midi au Quai d’Orsay avec des représentants du ministère français des Affaires étrangères.