Times24.info : Le référendum est un procédé de démocratie semi-directe par lequel l’ensemble des citoyens d’un territoire donné est appelé à exprimer une position sur une proposition qui leur est soumise, concernant « une mesure qu’une autre autorité a prise ou envisage de prendre » et dont l’issue varie selon le type de référendum considéré.

Si la plupart des démocraties contemporaines ont organisé des référendums au cours de leur histoire, ceux-ci n’ont été institués comme un mode de gouvernement régulier que dans peu de pays. La moitié des 800 référendums environ organisés au niveau national dans le monde jusqu’à la fin de 1993, l’ont été en Suisse.Dans la plupart des pays, la décision d’organiser un référendum s’est appuyée sur le(s) parti(s) politique(s) au pouvoir afin de valider ses/leurs orientations. L’usage du référendum n’a progressé de façon exponentielle qu’en Suisse, en Italie et dans certains États des États-Unis.

En effet, au Sénégal durant plus de cinquante (50) années, les différents ressorts du jeu politique interne ont pu témoigner de la solidité à toute épreuve de notre ordonnancement institutionnel. Pendant ces moments, coïncidant avec une sacralisation des libertés et droits humains, la vivacité des dynamiques citoyennes sénégalaises, sans cesse entretenue par les régimes successifs, a administré la preuve que l’Etat de droit est bien une réalité au Sénégal.

Au fait pour le référendum du 20 mars 2016 au Sénégal, le président Sall a souligné 15 points notamment a savoir :

1) La modernisation du rôle des partis politiques dans le système démocratique

2) La participation des candidats indépendants à tous les types d’élections

3) La promotion de la gouvernance locale et du développement territorial par la création du Haut conseil des collectivités territoriales

4) La reconnaissance de nouveaux droits aux citoyens : droit à un environnement sain sur leurs patrimoines fonciers et sur leurs ressources naturelles

4) Le renforcement de la citoyenneté par la consécration de devoir du citoyen

5) La restauration du quinquennat pour le mandat présidentiel

6) Le renforcement des droits de l’opposition et de son chef

7) Représentation des Sénégalais de l’Extérieur par des députés à eux dédiés

8) Elargissement des pouvoirs de l’Assemblée nationale en matière de contrôle de l’action gouvernementale et d’évaluation des politiques publiques

9) La soumission au Conseil constitutionnel des lois organiques pour contrôle de constitutionnalité avant leur promulgation

11) L’augmentation du nombre des membres du Conseil constitutionnel de 5 à 7

12) La désignation par le Président de l’Assemblée nationale de 2 des 7 membres du Conseil constitutionnel

13) L’élargissement des compétences du Conseil constitutionnel pour donner des avis et connaître des exceptions d’inconstitutionnalité soulevées devant la Cour d’appel

14) La constitutionnalisation des principes de la décentralisation et de la déconcentration

15) L’intangibilité des dispositions relatives à la forme républicaine, à la laïcité, au caractère indivisible, démocratique et décentralisé de l’Etat, au mode d’élection, à la durée et au nombre de mandats consécutifs du Président de la République

Le référendum de 1963 et de 1970 a été organisé au Sénégal par le Président Léopold Sédar Senghor élu en 1960, afin d’obtenir l’approbation de la nouvelle constitution qui supprime le poste de premier ministre et établit un régime présidentiel.fixé au 3 mars 1963, c’était le premier référendum depuis l’indépendance du Sénégal en 1960. Il se solde par une victoire écrasante du OUI (99 %).

Depuis l’indépendance, Senghor et Mamadou Dia se partagent le pouvoir. Le premier est président de la République, alors que le second préside le Conseil. La fin de l’année 1962 marque la fin de l’amitié entre les deux hommes. Mamadou Dia est arrêté le 18 décembre. Il est suspecté d’avoir tenté un coup d’État.

C’est dans ce contexte que Senghor organise un référendum afin d’adopter la nouvelle Constitution qui concentre le pouvoir exécutif dans les mains du président de la République. Le président nomme et révoque les ministres. Néanmoins, le président ne peut plus révoquer l’Assemblée nationale.

Tandis que le référendum de 2001 a été organisé au Sénégal par le Président Abdoulaye Wade élu en 2000, afin d’obtenir l’approbation de la nouvelle constitution. Il a ouvert la voie aux élections législatives anticipées d’avril 2001.

Pour l’essentiel il s’agissait de réduire le (futur) mandat présidentiel de 7 à 5 ans et d’élargir les prérogatives du Président de la République, lequel peut désormais dissoudre l’Assemblée nationale. Le nombre de députés est réduit de 140 à 120. Le Sénat est supprimé ; il sera rétabli en 2007, de même que le Conseil économique et social.

Donc on peut retenir qu’au Sénégal depuis l’indépendance jusqu’ nos jours ce 20 mars 2016 sera organisée pour la 4eme fois un référendum avec le président Macky Sall. Deux au temps Senghor et un au régime Wade.

En ce jour de l’ouverture de la campagne référendaire ; le référendum du 20 mars suscite beaucoup de bruit et de mal entente sur le OUI et le NON. Chacun tire de son coté ,ce qui a amené des coups de poing soulevés dans le pays comme au camp du parti socialiste (ancien parti du président Senghor) entre les partisans et leur leader Khalifa Sall qui vote NON et la coalition pour Tanor le OUI . Beaucoup de citoyens sénégalaises n’attendais pas ça sur leurs président parce que d’après eux le président n’a pas tenu promesse, il a fait du «Wax Waxett Waxeti».  Selon l’opposition et les mouvances politiques le NON remportera le soir du 20 mars et e pourvoir en place est près a tout…

Mamadou WADE