Times24.info :  « Certains pensent que la révolution consiste à faire en sorte que les gens pauvres deviennent riches. Je fais partie de ceux qui estiment au contraire que le combat est d’abolir les privilèges, faire disparaître l’Hyperclasse, et ré-équilibrer les forces. Car il n’y a aucune rupture épistémologique lorsque tu transformes un pauvre en un bourgeois. Aucune. Il répétera le schéma social qu’il combattait jadis dans la plupart des cas. Le capitalisme se nourrit essentiellement de la prédation des uns sur les autres. C’est cet esprit qu’il faut changer, cette démarche puérile qu’il faut combattre. L’Afrique souffre profondément, au delà du néocolonialisme, d’une dramatique inégale répartition des richesses, avec quelques milliardaires et des millions de pauvres. C’est cela qu’il faut modifier, sinon, nous ne sommes pas dans une révolution, mais dans une prolongation d’un système bâti sur l’exploitation. » Kemi Seba, polémiste et conférencier panafricain.