Times24.info: Sur le plan politique, le féminisme a parfois été qualifié d’« absente ». La fin de l’oppression et des discriminations dont les femmes sont victimes au quotidien, leur émancipation,la défense de leurs intérêts dans la société, l’amélioration et l’extension de leurs droits sont les principales causes du féminisme.

Au Sénégal, les femmes qui défendent le féminisme sont essentiellement des historiennes, des chercheuses, des politiciennes, des femmes sociologues et quelques artistes qui, en chante. Peu d’hommes donnent une dimension particulière au féministe à travers leurs discours. Maison note une nette évolution de la condition féminine et l’émancipation de la femme constitue depuis des années une préoccupation pour quelques féministes du pays.

Ces dernières ont comme concept dans leurs discours «la parité avant tout». Longtemps au sommet du combat sur le féministe,c’est en mai 2010 que les Sénégalaises obtiennent gain de cause sur l’abolition des inégalités hommes-femmes dans des institutions. Certaines d’entres-elles ne cessent encore d’agir, pour obtenir plus de pouvoirs.

Au Sénégal, l’idée de l’égalité des sexes n’est ordonnée que récemment,vers les années 1980. Des femmes « intellectuelles » ont su tirer parti de leurs conditions, pour s’affranchir des contraintes et différences qui leur sont exigées au pays. Si le terme féministe prend peu son sens à Dakar, c’est récemment sous le régime d’Abdoulaye Wade avec la loi sur la parité.Les idées de libération de la femme commencent à prendre un peu de racines dans certaines institutions du pays. Et pourtant,le Sénégal  a ratifié, la convention sur l’élimination de toutes formes de discrimination à l’égard des femmes ainsi que son protocole additionnel le 5 février 1985.

«On peut dire que c’est historique !», s’exclame la députée Aïda Mbodji. «Au niveau des élections, que ce soient des élections législatives ou des élections locales, les listes qui ne respecteront pas la parité telle que définie par cette loi 10/2010 ne seront pas recevables», a ajouter la vice-présidente de l’Assemblée nationale.

Il est vrai que«ce n’est pas la même démarche avec les mouvements féministes occidentaux, mais les disparités et les discriminations basées sur le sexe demeure encore importante dans la société sénégalaise», affirme pour sa part la journaliste Ndiaye Fatim.

Cependant, la loi sur la parité est imposée ou prise en compte, car certains décideurs sénégalais ont pu enrichir cet avantage dans le domaine politique comme des institutions. L’Assemblée nationale du Sénégal fait l’exception avec 44,6% de femmes députés, dont le président colonisateur français, François Hollande, s’en réjouit le 12 octobre 2012,lors de son discours devant le parlement sénégalais.

Les réflexions sur la «promotion» de la femme et l’égalité des sexes ont permis aux Sénégalais d’avoir un discoursapaisé dans les débats sur les questions de genre au pays.

Le premier mouvement féministe au Sénégal, «Yeewu Yeewi», est né en 1984. Il est composé d’intellectuelles sénégalaises, sous la direction de la sociologue Marie Angélique Savane (68 ans). Sa personnalité a fait d’elle, à l’époque, l’une des femmes les plus remarquées sur la scène féministe locale et internationale.Elle continue toujours de mener ses actions dans ce combat sans fin.

«Tout ce pourquoi nous nous sommes battues jusque-là a été réduit à des enjeux politiques alimentaires», a fait savoir en mars dernier Mme Savane qui animait un panel à la librairie Athéna à Dakar.

L’éternelle combattante de regretter «la rupture générationnelle pour relayer le combat, ainsi que la perte des acquis». Marie Angélique s’inquiète autant de la tournure que prend son combat «pour l’amélioration de la condition des femmes» avec comme base «le renouveau du conservatisme religieux». Là où l’écrivaine sénégalaise Mariama Ba a souhaité que «la femme garde sa place au sein de son foyer tout en cherchant à se rendre utile à la société».

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