Times24.info : C’est connu, la photographie au sens premier du terme désigne la reproduction du réel. Par conséquent, l’image photographique constitue le reflet fidèle d’un instant. Mais quand la photographie devient art, son intérêt n’en est que plus grand. De par le message qu’elle véhicule et les techniques utilisées.

Au Musée de la Femme–Henriette Bathily, dans le cadre de la Biennale de DAK’Art 2016, quatre photographes sénégalais, deux femmes – Fatou Kandé Senhor et Ina Thiam et deux hommes- Babacar Touré « Mandémory » et Malick Welli, par des photographies de femmes montrent leur engagement pour la gent féminine, à travers l’exposition sobrement intitulé Portraits de la femme sénégalaise.

Celle-ci est citadine, rurale, ouvrière, commerçante, danseuse, femme au foyer, bref un condensé d’activités qui renseigne sur la bravoure, l’abnégation, le volontarisme etc.

En d’autres termes sur son existence, son vécu qui ne fait qu’un avec l’essence de cette vie, tout sauf rose, mais foncièrement belle, puisque chaque Homme, Sénégalais ou vivant  au Sénégal se retrouve en elle. Comme mère, fille, sœur, voisine, etc.

Ce quatuor de photographes, subtil mélange de deux générations opposées par l’âge, mais unies par la même passion et le même combat pour rappeler à tous que la femme sénégalaise, et au-delà africaine, est une vraie amazone.

Amazones contemporaines, c’est d’ailleurs le titre de l’exposition photographique de la conceptrice visuelle Dieyna Barry, pour qui la femme africaine constitue le socle de toutes les valeurs humanistes de partage, de solidarité, de courage. Son travaille est présenté dans les couloirs de l’hôtel Terrou-bi à Dakar

L’Autre, c’est moi, avons-nous titré ce texte. A l’hôtel Le Djoloff dans la capitale sénégalaise, les œuvres du jeune artiste Fally Sène Sow en sont une illustration. Par des techniques de collage, de dessin et bien sûr de la photographie, ce natif de Colobane, quartier populeux de Dakar, évoque un sujet aussi intime qu’universel : la promiscuité dans les villes, l’occupation anarchique de la voie publique, l’insalubrité ; toutes choses qui rappellent le réchauffement climatique, conséquence de la dégradation de l’environnement.

Pour ce faire, de petites photos découpées dans des magazines d’ailleurs côtoient sur un même tableau des images prises dans le milieu d’habitation de l’artiste Sénégalais.

Comme quoi, malgré la distance, les différences culturelles, l’Homme d’aujourd’hui semble confronté aux mêmes réalités. Preuve que l’universalité des problèmes est une réalité. Savoir cela est un début de solution.

Amadou BA,

Journaliste, Chercheur