Times24.info: Dans un communiqué lu par le Ministre d’Etat, Secrétaire Général de la Présidence de la République M. Amadou Gon COULIBALY, nous apprenons que le Président de la République Alassane Ouattara a procédé, ce mardi, à la nomination d’un nouveau président du conseil constitutionnel.

« Le Président de la République, Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA, a procédé ce mardi 03 février 2015, à la nomination de Monsieur Mamadou KONE, Magistrat hors hiérarchie, Groupe A échelon unique, précédemment Président de la Cour Suprême, en qualité de Président du Conseil Constitutionnel.

Cette nomination est consécutive à la démission du Professeur Francis Vangah Romain WODIE de la Présidence de cette Institution.

Le Président de la République adresse ses remerciements au Professeur Francis Vangah Romain WODIE, pour son action à la tête du Conseil Constitutionnel.», a affirmé Amadou Gon COULIBALY, Secrétaire Général de la Présidence de la République.

« Le Président de la République a également procédé à la nomination de Monsieur René François APHING-KOUASSI, Magistrat hors hiérarchie, Groupe A échelon unique, précédemment Président de la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance, en qualité de Président de la Cour Suprême, en remplacement de Monsieur Mamadou KONE. », a-t-il conclut.

Brillant juriste ivoirien, Monsieur Francis Wodié a été choisi par le Président Ouattara pour présider le Conseil constitutionnel après la crise postélectorale de 2011. Il a prêté serment le 4 août 2011, en remplacement de Paul Yao N’Dré.
Cette nouvelle nomination viendra susciter une polémique et des doutes sur la régularité de la prochaine élection présidentielle car, en effet, le président du conseil constitutionnel est le juge électoral.
On se rappelle qu’en 2010 Paul Yao N’Dré, alors président du conseil constitutionnel, avait été taxé d’être un juge partial car on le savait très proche de l’ancien président.

Sachant que Mamadou Koné (68 ans) – également ancien conseiller juridique du président Ouattara et ancien ministre de la Justice sous Laurent Gbagbo de décembre 2005 à décembre 2010, pour le compte des Forces nouvelles - est très proche du régime en place, l’on se demande si cette situation ne produira pas les mêmes effets qu’en 2010.

L’article 94 de la constitution ivoirienne stipule que :

Le Conseil constitutionnel contrôle la régularité des opérations de référendum et en proclame les résultats.

Le Conseil statue sur :

- L’éligibilité des candidats aux élections présidentielle et législative;

 - Les contestations relatives à l’élection du Président de la République et des députés.

Le Conseil constitutionnel proclame les résultats définitifs des élections présidentielles.