Times24.info : Chronique sur le sexe d’Adam et Eve. Et voici une théorie, expliquée sans détour: «L’homme est une femme hypertrophiée»! Freud peut aller se rhabiller.

Depuis, Freud, et peut-être même avant lui, certains ont pensé que la femme était un humain castré. Que son complexe était de ne pas avoir de pénis. Qu’elle rêvait d’avoir celui d’Adam mais qu’elle l’avait perdu, en sortant du paradis sans doute. Elle l’avait oublié au vestiaire ? Ou son copain le serpent n’était autre que son pénis coupé ? Quelle histoire !

Bien une histoire que les hommes ont inventée et racontée aux hommes… et aux femmes par la même occasion. Eve a deux côtes de plus et un pénis en moins, ce qui a permis pendant des lustres, en tout cas religieux, de la prétendre inférieure. Enfin, ce temps est révolu (je sais c’est une plaisanterie douteuse, disons que je me prends pour le serpent, sans plumes).

Alors voilà, merci Sigmund, les femmes sont des hommes castrés en pensant qu’à castrer les hommes qui ne le sont pas. Je me demande parfois s’il était un homo refoulé, ou pire, un hétéro refoulé ? Continent noir, quel racisme ! Juste que regarder avec ses yeux d’homme le rendait aveugle à l’évidence que je vous annonce à grand fracas : l’homme est une femme avec un clitoris hypertrophié.

Diamant brut contre diamant pur

Père Sigmund nous a dit, à nous femmes, que nous étions des infantiles d’avoir du plaisir par notre clitoris, des femmes pas finies, car la femme finie est celle qui ressent à l’intérieur ce que son compagnon au clitoris géant lui propose. Mais en fait, lui ne fait que bricoler son clito, et souvent, m’a-t-on-dit. C’est vrai que quand il mesure la taille d’une poignée, c’est plus facile que s’il est discret comme un diamant. En fait, la comparaison est exacte : l’homme a un diamant brut, un gros truc qui peut donner un éclat s’il est bien taillé (j’adore mes jeux de mots déplacés…)

Alors que la dame a le diamant pur, l’éclat sous toutes ses facettes, minuscule, brillant, secret, mystérieux, cher, voire très cher. Les diamants sont les meilleurs amis des femmes a dit la plus plantureuse blonde de tous les temps. Je suis d’accord. Nos diamants à nous femmes sont la perfection de la sexualité. Les hommes, pour des raisons que seule la nature et non la raison connaît, ont eu un développement excessif de leur organe reproductif. Un peu comme la girafe avec son coup, du coup il lui faut deux pompes…

Je m’égare, les hommes ont deux têtes, pas deux pompes, sans doute pour la même raison que la distance est trop longue. Oui, la taille compte ! Pour les diamants et pour les cous de girafe, et même parfois pour les coups d’un soir.

L’homme est une femme hypertrophiée

Donc je propose à toutes les personnes qui pensent penser à repenser notre sexualité. La femme n’est pas un homme diminué mais bien une femme. L’homme est une femme hypertrophiée, c’est tout le contraire ! D’ailleurs, si vous regardez bien, vous retrouverez plein de choses de chez vous chez lui, en plus grand, c’est tout, sans doute parce que le serpent savait que l’homme ne voit que ce qu’il a sous son nez !

Et la femme, en sortant du paradis, n’a pas oublié son parapluie, pardon, son pénis, elle a créé un écrin au plus secret d’elle-même pour protéger, câliner, garder, chouchouter, cacher, dorloter et aimer cet égarement de la nature qui rend l’homme si fragile avec son grand clitoris.

Ce soir, quand vous ferez l’amour, vous penserez à moi et rigolerez. L’humour est le meilleur ami de l’amour, amusez-vous bien!

Jill Székely est consultante en genre, formatrice et coach. Après une carrière de vingt ans dans la gestion de fortune, Jill a lancé sa société WiB-Swiss qui est une plateforme de services pour les femmes et pour les entreprises dans la sphère professionnelle, et pour les hommes et les couples dans la sphère privée. Sa vision est que les femmes et les hommes sont socialisés différemment mais que c’est en travaillant ensemble que la situation peut évoluer et non en s’élevant les uns contre les autres. Ni victime ni bling-bling, la femme est une partenaire professionnelle. Ni macho ni salaud, l’homme est un partenaire familial.

Par Jill Székely