Times24.info: L’artiste évolue dans un environnement familial artistique renommée internationale. De son Vrai non, Chantal Ayissi, est une star camerounaise aux multiples facettes. De la danseuse au mannequinat, la chanteuse a prouvé qu’on peut être à la fois belle et brillante.

Belle, oui! Au sourire séducteur, un corps de rêve, un sourire à damner tous les saints et une carrière réussie sur beaucoup de plans, Chantal Ayissi est la fille de l’ancien champion d’Afrique de boxe anglaise Jean-Baptiste Ayissi Ntsama et d’une mère sacrée Miss Cameroun l’année de l’indépendance du Pays (1960).

Grandi dans une famille camerounaise de grande Stars de tous les horizons tels que Imane Ayissi, mannequin et styliste de mode de renom, Jean Marie Didère Ayissi, danseur soliste à l’Opéra de Paris, Ayissi le Duc danseur et chorégraphe de l’ensemble National du Cameroun, et son frère jumeau Josué Ayissi, boxeur talentueux récemment décédé de suites de maladie, Chantal ne se contente pas de sa beauté. Elle a son mot à dire et cède à la tentation de suivre la voie de ses illustres aînés.

Sa passion pour la danse prend le pas sur sa scolarisation, alors qu’elle n’est encore qu’une collégienne ; c’est son frère Ayissi le Duc qui va lui tenir la main dans cette aventure. Elle danse bien et ne cache pas ses ambitions de compléter sa passion de chanteuse comme Anne Marie Nzié, la grande dame de la chanson camerounaise qu’elle admire spécialement.

Dans les années 90 pour participer à une émission qui s’appelait « Délire » il fallait passer un casting dans une gargote située à la deuxième entrée du marché mvog-mbi à Yaoundé, à l’enseigne ampoule rouge. J’ai fait ce casting et j’ai été très applaudie à tel point que, l’un des membres du jury m’a proposé de poser la voix dans « SON »: leur album en préparation.

« J’ai eu la chance de faire des plateaux avec Michael Jackson en Afrique du sud, Steve Wonder, Diana Ross… J’ai eu à travailler avec des gens biens, j’ai côtoyé des légendes si bien que le mythe, je sais ce que c’est !» confie-t-elle en 2008.

Aujourd’hui, plusieurs albums à son actif, Chantal avait intégré à 13 ans le ballet national camerounais, puis dans diverses sélections nationales.

«J’étais d’abord danseuse, j’ai été au ballet national, puis j’ai été handballeuse, j’ai joué dans les équipes civiles, mais j’ai du arrêter par la suite, parce que ça déforme un peu, ensuite j’ai fait le mannequinat, et la chanson ensuite» rappelle-elle.

L’album est intitulé «Yit-ma», révolutionne la conception du bikutsi, et Chantal devient ainsi l’un des maillons importants de la scène musicale camerounaise. Elle a enregistré deux albums à Paris : «Diva» en1996 et «Pretty diva» en 1998.

Mariée au guitariste de talent, Slim Pezin, ses chansons reconnues au pays sur la scène internationale, traitent divers thèmes : l’amour, la corruption ou le tribalisme.

«J’ai fait beaucoup d’années ici (Paris), mes meilleurs amis sont des Bamilékés, des Béninois, Sénégalais… Je vois autrement la vie. Quand je suis au Bénin, je suis chez moi, au Sénégal, pareil. Je suis une africaine. A partir d’un moment, il faut grandir. Le tribalisme, le racisme, je n’aime pas ! Et la musique n’a pas de frontières» a soutenu l’ex-handballeuse.

Matar Kasse (Times24.info)