Times24.info : En Afrique, les médias des pays en voix développement reflètent généralement le point de vue des élites politiques ou de religieux. En dépit de leur caractère majoritaire, les opinions des catégories stigmatisées – bisexuels, homosexuels ou encore lesbiennes – sont parfois exclues du débat national. Times24.info de faire entendre la voix de gambiens « exclus » de la Gambie depuis des années et de les impliquer au contexte actuel au pays.

Ce pays dont la majorité des citoyens vivent dans des zones rurales, sont analphabètes, d’autres exilés à cause de violations de leurs droits, connaît depuis quelques temps des turbulences politiques dans sa quête d’une « véritable » démocratie. Des homosexuels gambiens qui avaient désertés le pays, résidants à Dakar – Sénégal, veulent retourner au pays après l’annonce de la « chute » du président déchu, Yahya Jammeh.

Dans ce monde du XXIème siècle, tout citoyen a le droit de participer aux décisions qui ont surement un impact sur sa vie, sauf pour une « République islamique ».

D’après certaines grandes puissances, « l’implication des homosexuels, revêt aujourd’hui, une importance capitale dans la coopération pour le développement. »

De cet argument, le styliste Moussa Dabo, exilé depuis deux (2) ans et demi, pose un autre débat : « Aucun gambien ! Je dis bien aucune personne, ne peut développer la Gambie, sans nous (les homosexuels). Nous sommes, à part entière, des gambiens compétent dans notre domaine. Nous adorons notre pays qui nous manque tellement. J’ai hâte de retourner en Gambie.

J’ai toujours détesté certaines décisions de Yahya et c’est une occasion pour moi d’en communiquer. Plusieurs fois, j’ai confié à des amis, Yahya va finir très mal à cause de mauvaises décisions. J’ai maintenant le sentiment que j’aurai raison sur lui. Il est aujourd’hui lâché par tout le monde à cause d’une dégoûtante décision. Même sa femme l’a lâché, s’installant immédiatement en Amérique. Il est actuellement seul contre tous, attendant la mort qui approche. Ça fait mal ! J’espère qu’il va se ressaisir, en saurant lâcher prise au moment où il est tant. J’ai entendu dans les radios que « la communauté internationale et le Conseil de sécurité des nations unies sont vraiment décidés à le faire partir contre une intervention militaire. » Ce sera dommage pour notre peuple et honnêtement les « soldats de Yahya » ne pourront résister à d’autres forces réunies. Yahya, c’est une honte pour la Gambie. Il n’honore pas ses populations qui ont eu un courageux de lui demander de partir par les urnes ! »

Vivant actuellement dans un quartier résidentiel dakarois, Marie Sané, la trentaine de se livrer « Moi, j’ai souhaité ne pas lutter contre un président malade qui n’a pas de médecin. C’est la raison de mon départ en Gambie ! J’ai constamment une idée en tête. Je n’accepterai en aucun cas que l’on me fasse changer mon choix de vivre. Je ferais ma vie (…) comme je le sens, tout en respectant les unes et les autres. Je suis lesbienne ! C’est ma vie ! J’assume !

Par contre, notre première Dame qui est musulmane, a choisi une vie privée que je respecte, consommant de manière régulière du vain au pays et le plus proche d’elle n’a jamais réagi à ce sujet. Peut-être, juste de l’amour ? ou on n’est plus dans un Etat islamique ? Please mister president, respect for all ! Whay we ?», riposte-elle, d’un ton ferme.

La Gambie vit depuis début décembre une situation très tendue qui fait grincer des dents au pays et au Sénégal.

Dans la presse, nationale et internationale, plusieurs sénégalais ont déclaré être contre une intervention militaire en Gambie. « Le Sénégal et la Gambie font qu’un. On ne veut pas de guerre…» estinnent-Ils.

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