Adama Paris, styliste

Adama Paris, styliste

TIMES24: Dans son atelier sis à la Corniche-Ouest, l’équipe de Time24.info a trouvé Adama Paris dans une ambiance des grands préparatifs et des derniers réglages de l’organisation de la 12e édition du Dakar Fashion Week. L’accueil des plus chaleureux cache mal la colère noire qui ronge l’initiatrice de l’un des événements les plus marquants de la mode sénégalaise et africaine. La raison est toute simple : le manque de respect et de considération des autorités étatiques et locales à l’endroit des citoyens et des acteurs culturels. C’est un véritable coup de gueule d’Adama Paris qui n’apprécie pas que les autorités ne se donnent même pas la peine de répondre à un courrier. Pourtant, ailleurs dans le monde, Adama est posée sur un piédestal et le respect dû à son rang d’ambassadeur de la culture sénégalaise et africaine. Outrée par ce manque de considération, elle lâche rageuse : «En trois mois, j’ai fait des couvertures de journaux internationaux qu’aucun ministre n’a encore faites et ne fera jamais.» Comprenne qui pourra. Entretien.

 TIMES24D’où est née votre passion pour la mode ?

ADAMA PARIS- On a tous des passions. Et pour mon cas, depuis toute petite, ma mère savait que je ferai de la mode. C’est un métier que j’ai toujours aimé. Quand j’ai eu les moyens, j’ai arrêté la banque et je me suis donné les moyens de réussir dans la mode.

Qu’est-ce qui motive Adama Paris dans ce métier ?

J’ai fait mon premier défilé quand j’étais à la Fac, plus précisément en DEUG II dans une boîte de nuit. Pour l’occasion, j’avais invité tous mes profs de Fac et mes camarades qui m’ont d’ailleurs encouragée à continuer. Parce qu’ils avaient déjà compris que j’avais du talent dans la création. En plus, j’avais le sens de l’organisation d’événementiels. Je crois que c’est à partir de ce jour que je me suis vraiment décidée à me lancer.

Vous préparez activement la 12e édition du Dakar Fashion Week. Que vous inspirent cette régularité et cette pérennisation de votre événement qui est devenu incontournable dans l’agenda mondial de la mode ?

Je dirais que ça fait beaucoup de sueur, de joie, de surprises, d’amitié, de fraternité. J’ai compris qu’on ne peut pas y arriver tout seul. Je pense à ces gens qui m’ont accompagnée depuis le début.

Et des déceptions aussi ?

Il y a plus de réussite que de déception. Parce que si je suis toujours là, c’est parce qu’il y a eu la réussite et du bon.

C’est dire qu’Adama Paris s’est aguerrie ?

Absolument pas. En tout cas oui, dans le sens du savoir-faire, de la volonté et une expérience constante et costaude. Etant entendu qu’en Afrique nous avons l’un des labels le plus en vue, le Dakar Fashion Week.

Mais à dire vrai, je galère toujours. Parce que je trouve inconcevable qu’après 12 ans, que nous soyons des laissés-pour-compte. Et pire, il n’y a même pas l’attention des autorités par rapport à ce que nous faisons. Je ne parle pas de soutien ou autre. Là, je reviens de Montréal où j’ai organisé la Black Fashion Week. Il y avait toute la ville qui s’est mobilisée avec à sa tête le maire. Il y avait plus de 2 000 personnes tous les jours. Chaque année, je galère comme si je venais de commencer. C’est dommage qu’on n’arrive pas à avoir l’aide de son gouvernement ; le soutien des privés est peut-être lié à autre chose…

TIMES24- Vous organisez un événement mondial de mode à Dakar, au Sénégal, un pays pauvre, très endetté. La mode, considérée par certains comme une affaire de riches, de bourgeois, peut-elle prospérer dans l’océan de misère sénégalais ?

Il y a des avantages comme des inconvénients. Nous essayons toujours, depuis toutes ces années, de nous organiser sans beaucoup d’argent. Nous avons beaucoup de partenaires et nous faisons beaucoup d’échanges de marchandises. C’est qui fait qu’on s’en sort. C’est grâce à des gens que nous parvenons à nous en sortir.

Est-ce qu’en réalité vous trouvez toujours la clientèle, justement, dans cet océan de misère sénégalais où la majorité de la population vit sous le seuil de la pauvreté ?

Il y a deux choses. Il y a l’événement Dakar Fashion Week et Adama Paris. Dans l’événement, il y a tous les acteurs qui peuvent être des Burundais, des Français, etc. Maintenant, Adama Paris ce sont les boutiques, l’entreprise, etc. Nous trouvons et nous trouverons toujours la clientèle, dans la mesure où l’Afrique est un continent d’avenir. En 2050, sur 3 Terriens, un sera un Africain. Nous avons un taux de croissance exponentielle.

Il nous appartient à nous autres créateurs africains à inviter et à faire aimer aux Africains la mode africaine. C’est à nous de valoriser nos créations à l’endroit des populations, avec bien sûr l’aide de l’Etat et des autorités par la mise en place des structures de distribution ou autre. Nous ne battons tous les jours pour faire fonctionner la machine.

Personnellement, je ne suis qu’une infime partie de cette machine qui, en aucun cas, ne doit pas être rouillée. L’Etat du Sénégal devrait s’inspirer de l’Afrique du Sud, du Nigeria qui ont une réelle politique et un budget pour le développement de la mode dans leur pays. Nous n’avons pas, en réalité, besoin d’argent pour Dakar Fashion Week, mais plutôt d’un soutien institutionnel avec, par exemple, une mise à disposition d’un site ou autre. Mieux, même si l’Etat ne donne pas de soutien financier, il peut inviter toutes les grandes entreprises à accompagner. C’est comme ça qu’on aide la création. Quand Me Wade ou Macky demande à aider, tout le monde va accourir.

Votre style est connu et reconnu au niveau international. Où est-ce qu’Adama Paris tire-t-elle son inspiration ?

Dans les rues de Dakar, de Paris, un peu partout dans le monde. Mon inspiration est assez contemporaine. Mais depuis quelques années, j’utilise de plus en plus le pagne tissé. Cela est né d’une volonté de ne pas être victime de rupture de stock et ne pas dépendre tout le temps des marchés de Dubaï ou autre. Là, je fabrique mon propre tissu… Je dirais que je fais de la mode dynamique jeune inspirée de l’Occident, mais aussi de l’Afrique.

Peut-on parler d’une identité propre à la mode africaine ?  

Il n’y a aucune mode qui est typique à une identité propre. La mode européenne est faite de plusieurs cultures… C’est dire que l’Europe est composée de plusieurs pays de culture différente. Mais la base est globale et générale.

Donc, à proprement parler, elle n’est pas différente de la mode américaine. La mode n’est pas fondamentalement liée à un cachet particulier… Il faut simplement préciser qu’on retrouve souvent en Afrique une mode assez colorée avec des couleurs vibrantes que l’on retrouve dans nos basins, wax, etc. Je dirais que notre mode est ouverte, mais elle s’inspire de nos racines, de notre culture. Je suis résolument tournée vers l’avenir et je ne crois pas que notre mode puisse perdurer ou exister si on la laisse à l’état de tradition.

Mais je reste convaincu de l’idée de l’existence d’une mode globale.

Revenons sur le Dakar Fashion Week. Quelles seront les nouveautés au cours de cette édition ?

Comme chaque année, nous essayons de nous ouvrir et d’innover.Cette année, on a une vingtaine de créateurs qui vont venir d’Italie, de Dubaï, de New York, de Nigeria, etc. Bref, nous avons au moins plus de dix pays qui vont être présents. Et le plus intéressant est que ce sont les créateurs eux-mêmes qui viennent et se prennent en charge. Ça va dire qu’on a gagné le respect et que nous avons désormais une plateforme solide à l’image de ce qui se fait à l’internationale. Les gens viennent toujours parce qu’ils sont férus de mode et de partage de la beauté. Chaque année, nous faisons venir de nouveaux créateurs. Nous voulons toujours faire dans la nouveauté.

Peut-on avoir une idée des grands noms de la mode mondiale qui seront à Dakar pour cette présente édition ?

Nous en avons plusieurs comme Ma Fa Guèye du Sénégal, Marc Intepolo du Cameroun, un jeune Sénégalais vivant à Dubaï qui s’appelle Razana et qui fait de superbes caftans, de grands noms italiens, etc. En tout cas, ce sera éclectique et un large métissage qui sera aimé par le public. Finalement, les grands, ce seront ces créateurs qui arriveront à prendre le cœur du public.

Une idée du budget ?

Non budget…

Et le nombre mannequins qui vont défiler cette année ?

Nous aurons 30 filles et 10 garçons. Ce qui fera 40 mannequins.

Que des Sénégalais ?

Non, du tout. Nous aurons une Américaine, une Gabonaise, une Gambienne, entre autres, et naturellement des Sénégalaises et des Sénégalais.

TIMES24- Souvent, à la fin de chaque événement, les mannequins se plaignent de défaut de paiement ou de la modicité des cachets. Est-ce qu’Adama a tout mis en œuvre pour éviter de pareils désagréments à la fin de son événement ?

Eh ben, ils vont continuer à se plaindre… Parce que moi je me plains d’avoir zéro budget, en ce sens que personne ne m’aide et ne m’accompagne. Mais je précise que les mannequins et nous, c’est comme les doigts de la main. L’un ne peut pas aller sans l’autre. Je comprends bien leur préoccupation, mais sans les mannequins, on n’est rien et sans nous également les mannequins ne sont rien. Tout de même, nous essayons de les satisfaire en essayant de bien les payer. Depuis douze éditions, vous n’avez jamais entendu un mannequin se plaindre qu’Adama ne m’a pas payé. En plus, ils ne sont pas très mal payés. Puisqu’ils perçoivent entre 100 et 150 mille. A la Fashion Week, nous signons des contrats en bonne et due forme pour éviter des surprises.

Les filles nous sont d’un soutien inestimable et nous ne les remercierons jamais assez. S’il y a des gens qui nous soutiennent ce sont les mannequins. Il est important de préciser que si demain, nous arrivons à avoir le soutien de nos Etats, des sponsors, etc., nous n’hésiterons pas à leur payer des cachets énormes. Ça fait douze ans que je me bats sans que personne ne me vienne en aide. Après tout, nous sommes là pour faire la promotion du Sénégal. J’ai une frustration totale puisque je suis dans mon pays et je n’arrive même pas à avoir des encouragements. Là je viens de Montréal, je ne connaissais aucune personne mais nous avons eu tous les soutiens possibles. Il est vraiment dommage et regrettable que dans notre propre pays, dans notre capitale, qu’on ne nous sente même pas. Les autorités doivent avoir du respect pour les citoyens en répondant à leurs courriers. Je pense qu’une correspondance mérite au moins une réponse, même négative, au moins un respect. Même pas un courrier de retour pour dire «non, Madame, désolé, nous ne pouvons pas vous aider». Je déplore ceci dans mon pays, dans ma capitale. En trois mois, j’ai fait des couvertures de magazines comme African Voice, CNN, le Courrier International, etc., qu’aucun ministre n’a encore faites et n’aura à le faire. J’ai été nommée Femme africaine la plus influente dans le monde, j’ai reçu le prestigieux prix de l’université de Cambridge, etc. Je vends l’Afrique et je vends surtout mon pays. Je reste simplement sur le droit chemin et on ne va jamais entendre dire qu’Adama fait de mauvaises choses du genre qu’elle va en boîte de nuit, elle se saoule, etc. Je crois que c’est de mon devoir d’aider les mannequins, mais il est aussi du devoir des autorités de nous aider et de nous accompagner. Parce que je représente l’Afrique qui gagne, l’Afrique qui ne mendie pas, l’Afrique cultivée, etc. Mais au-delà de tout ça je suis une actrice active de la vie économique et culturelle qui paie ses impôts.

Ça ressemble à un cri du cœur !

Non ce n’est pas un cri du cœur, mais un coup de gueule. Parce que j’en ai assez d’écrire des courriers et qu’on ne te réponde même pas. Il faut au moins que les gens de l’administration aient la décence de répondre au courrier. Je n’ai jamais rien demandé…

Je reste une femme engagée dans mon domaine, qui aide les filles à ne pas verser dans les travers de l’alcool, de la cigarette, de la tentation, etc. Je suis engagée à faire marcher un secteur de l’industrie. Ce que je fais, c’est du travail parce que pendant une semaine je fais de Dakar un point de mire international. J’engage des tailleurs, j’ai des boutiques, je fais travailler des gens, etc. En retour, l’Etat ne prend même pas le soin de répondre à nos courriers. Nous faisons venir le must de la presse internationale comme CNN, Vogue, Marie-Claire, BBC, TF1, France2, etc.   Donc voilà depuis douze que j’ai fini de montrer ma vraie valeur… Je ne suis pas pour que l’Etat fasse tout, mais il y a le minimum.

Est-ce que vous avez trouvé les bons canaux, suivi ou respecté la procédure ?

Mais c’est quoi toucher un bon canal ? Je suis une citoyenne qui écrit des correspondances à son administration, à mon ministère, à ma mairie. Je n’ai pas besoin d’être quelqu’un pour qu’on me réponde. Ce n’est pas parce que je suis Adama Paris qu’on doit me répondre. Autant on doit répondre à Adama Paris qu’on doit le faire à Ndiémé, à Collé, à tout le monde. Quand on écrit un courrier à un gouvernement, il a l’obligation de répondre.

Quand j’écris à mon président de la République, il doit me répondre. Peut-être que ça doit prendre six mois, mais il doit y avoir de réponse. Comme le disait l’ex-Pm Abdoul Mbaye, «c’est une obligation de répondre aux gens qui ont voté pour eux».

Ne s’agit-il pas d’une question de lenteur administrative ?

Ça n’est pas mon problème de savoir comment ils gèrent.

C’est dire simplement que la réponse à un courrier doit faire partie d’une bonne gestion de l’administration.

Oui, mais ça va au-delà. C’est d’abord une question de politesse. C’est comme quand je vous dis bonjour, vous répondez. C’est le minimum. Je comprends que je ne fasse pas partie des priorités parce que je sais qu’il y a tellement de problèmes, mais il est quand bien même aimable et réconfortant de savoir que les gens qui nous dirigent prennent à cœur mes ressentis, nos préoccupations.

En quoi faisant ?

En disant par exemple ben voilà, il n’y a pas d’argent, mais nous te soutenons moralement.

Peut-être parce que vous n’êtes pas active en politique ?

Je n’ai pas besoin d’être politicienne. Je n’en ai pas besoin. Je suis une citoyenne et je suis très engagée. Ce qui m’importe, c’est le nom du Sénégal. Quand je vais à Paris à la place Vandoc et je fais un événement reconnu et aimé par les gens, c’est ça qui me réconforte. Quand je reçois des lords à l’université de Cambridge qu’aucune fille de mon âge n’a reçus, c’est ça qui me rend fier. Maintenant, je ne demande pas aux gens de me porter mais juste qu’on réponde à mes courriers. Je crois qu’après douze ans, je peux demander une aide ou un soutien à mon Etat, à ma mairie, etc. Je ne sais pas qui fait quoi mais en tout cas j’ai écrit à plusieurs institutions mais je ne reçois jamais de réponse.

Quel programme avez-vous mis en place cette année ?

Le programme commence dès mardi. Il y a la soirée d’ouverture au Five Lounge. J’en profite pour remercier ces boîtes de nuit qui nous soutiennent et nous accompagnent. Contrairement à ce que beaucoup pensent, les boîtes, les restaurants ne sont pas des zones de perdition. Si ces boîtes ou restaurants n’existaient pas, peut-être aurait-on du mal à organiser nos manifestations culturelles. Alors que les gens dans leurs bureaux pensent que ce sont des extravertis, des pervers, etc. Alors qu’ils ont tout faux. Donc ils n’ont qu’à rester chez eux cloîtré et regarder les événements à la télé.

Le lendemain de la soirée d’ouverture, il y aura un défilé au Vogue, jeudi projection d’un film sur la mode africaine dont la première sera projetée à Sorano à 19 h. Cette soirée sera suivie par le lancement de la chaîne de télé que j’ai créée depuis avril qui s’appelle Fashion Africa Tv. Le vendredi, il y aura le grand défilé à l’hôtel des Almadies. Le samedi, jour de la Fête de la musique, nous allons faire notre fête de la mode à Guédiawaye et le dimanche nous allons clôturer avec une expo-vente toute la journée à l’Institut français de Dakar.

TIMES24- Comment est née cette idée de création d’une télévision dédiée à la mode ?

Depuis deux ans, j’y pense et j’y travaille. Nous avons, à un moment donné, besoin de promotion, de visibilité de nos créations, de la mode africaine. Et ce d’autant plus qu’il n’y a aucune télévision qui parle exclusivement de la mode dans notre continent.

Avez-vous été inspirée par votre passage à Africa 7 ou encore à Canal+ ?

Absolument pas. Peut-être inconsciemment, mais j’avais toujours l’idée de créer un support télévisuel pour la visibilité de la mode africaine. J’avoue que le fait de me frotter avec les télés comme Canal+ m’a donné quelques idées. Mais à la base, l’idée était là. En plus nous avions fait une étude de marché et nous nous sommes rendu compte qu’il n’y avait aucune télé 100 % mode en Afrique. Et il se trouve que nous autres créatrices de mode, on galère pour avoir de la visibilité. Je crois que c’est comme ça que les gens vont mieux nous connaître, nous et nos créations. En plus de produire des événements mode, je suis actrice de mode, donc pourquoi ne pas adjoindre les deux pour en faire un sur un médium comme la télévision.

Donc votre thématique sera culturelle ?

Non là… J’ai fait une télé-mode tout court, mais pas une télé-mode et…

C’est-à-dire la culture d’une manière générale ?

Non, je ne fais pas de télé culturelle. Je fais une télévision thématique mode. Point. La télé va parler de vécu, mais du vécu des mannequins, des créateurs, entre autres métiers de la mode. Si demain, nous devons parler d’Abdoulaye Wade ou de Macky Sall, il s’agira simplement de leur manière de s’habiller. Je ne veux vraiment pas me disperser en ce sens c’est un créneau que personne n’a encore exploré en Afrique. Il s’agira de faire voir les Africains les créations des créateurs africains. Nous serons bilingues c’est-à-dire que nous aurons le français et l’anglais comme langue de diffusion, ce qui va permettre aux deux Afrique de se rapprocher, de voir les événements du continent comme le Dakar Fashion Week, le Nigeria Fashion Week, le Ghana Fashion Week, etc.

Quel contenu effectif mettrez-vous dans votre grille de programme ?

La mode n’a pas de frontière. On va à Guédiawaye faire de la mode. La seule exigence sera la qualité. Parce que nous voulons montrer de belles images, de belles créations. Nous allons montrer les créateurs dans leur univers ; histoire de voir comment ils procèdent, etc. Voir comment une tendance est née à la Médina ou comment un Jean est fait par Mbaye Fall, etc.

Vous en êtes où pour le démarrage effectif de Fashion Africa TV ?

Nous avons fini les montages techniques et le recrutement du personnel avec au départ huit personnes que nous allons renforcer au fur et à mesure que nous monterons en puissance.

Votre dernier mot.

Je tiens à vous remercier. Je profite de l’occasion pour souhaiter longue vie à Time24.info

Ben Hamid, Times24.info